La LFSS consacre une aide pérenne de 85 M€ par an aux départements pour financer l’extension du « Ségur pour tous ». En reconnaissant que les revalorisations salariales relèvent d’un besoin structurel, l’État franchit un cap : il admet que l’attractivité des métiers du soin et de l’accompagnement ne peut plus reposer sur des rustines temporaires.
Pour le SNFOCOS, une question devient dès lors incontournable : jusqu’à quand l’État laissera‑t‑il de côté les professionnels des UGECAM et les travailleurs sociaux de la Sécurité sociale, pourtant au cœur des parcours de santé, d’insertion et de protection sociale ? Ces femmes et ces hommes accompagnent les patients en réadaptation, soutiennent les assurés dans leurs démarches, préviennent les ruptures de droits et de soins, mais restent exclus des revalorisations Ségur.
Cette situation n’est plus tenable. Elle alimente un sentiment d’injustice profond, fragilise l’attractivité de métiers déjà en tension et met en cause la cohérence même de la politique publique issue du Ségur. Comment revendiquer une politique de revalorisation « pour tous » quand une partie des équipes de la Sécurité sociale est laissée sur le bord du chemin ?
Le SNFOCOS demande l’ouverture immédiate d’un chantier de rattrapage pour les oubliés du Ségur dans la Sécurité sociale :
- extension de la revalorisation Ségur aux personnels des établissements UGECAM et aux travailleurs sociaux des organismes ;
- financement national pérenne, inscrit en loi de financement de la sécurité sociale, garantissant la neutralité financière pour les organismes.
Après avoir sécurisé 85 M€ par an pour les départements, il est temps que l’État sécurise aussi la reconnaissance salariale de celles et ceux qui, au sein de la Sécurité sociale, font vivre au quotidien le droit à la santé et à la protection sociale.