Lundi 26 janvier dernier, l’Assemblée nationale a adopté la loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans !

Sous couvert de « protéger les enfants », ce texte impose une vérification d’âge obligatoire pour TOUS les utilisateurs : envoi de pièce d’identité + selfie, ou bientôt une application de contrôle d’État ! Rappelons qu’au gré des élections, si les dirigeants changent, les outils de contrôle et de surveillance à leur disposition restent.

Résultat concret : fin de l’anonymat (relatif) en ligne, identification numérique forcée de chaque Français sur TikTok, Instagram, Snapchat, X, Facebook… dès la rentrée 2026 pour les nouveaux comptes, et 2027 pour tous les autres.Juste avant les élections présidentielles. Avec par ailleurs une volonté de promouvoir le vote par procuration en ligne.

Et pendant ce temps, les vols de nos données personnelles explosent !

2025-2026 : année noire des cyberattaques en France :

  • 33 millions de Français touchés par la fuite massive Viamedis/Almerys (données de santé, numéros de sécu, état civil)
  • 19 millions chez Free Mobile (IBANs volés)
  • France Travail, La Poste, ministère de l’intérieur (!)… des centaines de milliers, voire millions de dossiers piratés
  • +20 % de violations signalées à la CNIL, attaques massives doublées en un an.

Imaginez : vos données Sécu (que nous gérons au quotidien) croisées avec votre identité numérique/biométrique obligatoire. Un seul hack réussi = vol d’identité totale, fraudes bancaires, chantages divers, usurpation massive.

C’est déjà en cours : les bases volées en 2025 se revendent sur le dark web et seront exploitées à grande échelle en 2026 !

Ce n’est PAS de la protection des mineurs. Des solutions de restriction d’accès au niveau des téléphones des mineurs sont possibles.

C’est une porte ouverte au contrôle social total : surveillance de masse, censure facilitée, fin de la liberté d’expression anonyme.Et qui paiera les pots cassés quand les bases d’identification seront piratées ? VOUS, NOUS, TOUS !

Non à l’identification obligatoire de tous sous le prétexte habile de protéger quelques-uns.

Non à la création d’un fichier géant ultra-sensible dans un pays qui ne sait plus se protéger des hackers.

Oui à une vraie éducation numérique et à des outils de contrôle parental sans flicage étatique généralisé.

Oui au respect de la vie privée, y compris par les services étatiques.

NOS DONNÉES NE SONT PAS À VENDRE ! NOS LIBERTÉS NON PLUS !

Yves Herbouze, secrétaire national du SNFOCOS