La carte de la honte : Roubaix à 46 %, Mayotte à 77 % — les territoires abandonnés de la République.
La moyenne nationale (14,9 % en métropole) masque des fractures territoriales béantes. La Seine-Saint-Denis détient le triste record avec 28 % de taux de pauvreté — soit près du double de la moyenne nationale. Cinq départements du sud frôlent les 20 %. À l’inverse, Vendée (9 %), Haute-Savoie et Yvelines composent l’autre France.
Les 10 villes les plus touchées (communes de plus de 20 000 habitants)
1. Saint-Benoît (La Réunion) — 46 %
2. Roubaix (Nord) — 46 %
3. Grigny (Essonne) — 44 %
4. Saint-André (La Réunion) — 44 %
5. Le Port (La Réunion) — 43 %
6. Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) — 42 %
7. Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) — 42 %
8. Creil (Oise) — 40 %
9. Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) — 39 %
10. Le Tampon (La Réunion) — 38 %
L’Outre-mer : une pauvreté de masse hors-norme
Mayotte atteint l’insupportable : 77,3 % de la population sous le seuil de pauvreté — cinq fois la moyenne hexagonale. La Guyane : 53 %. La Réunion : 36,1 %. La Guadeloupe : 34,5 %. La Martinique : 26,8 %.
Ce que cela signifie pour nos organismes
Pour nos agents, ces réalités s’invitent chaque jour aux guichets, dans les dossiers à traiter, dans les situations de détresse à accompagner. La protection sociale est le dernier filet pour des millions de personnes. C’est pourquoi les conditions d’exercice de nos agents — effectifs, formation, conditions de travail — sont un enjeu à la fois syndical et social.
Source : INSEE, Observatoire des inégalités, données 2021-2023.
