Par lettre réseau LR DDRO 4 2026 l’employeur affirme vouloir interdire l’auto-prescription d’arrêts de travail pour les médecins-conseils.
Nous rappelons que :
- La liberté de prescription est un droit fondamental de tout médecin, garanti par le Code de déontologie médicale.
- Les contrôles des arrêts des médecins-conseils sont délocalisés :
– Aucun médecin-conseil ne contrôle son propre arrêt.
– Aucun conflit d’intérêts réel n’existe.
- L’interdiction ne repose sur aucune nécessité médicale.
Elle relève uniquement d’une décision organisationnelle, qui fragilise l’indépendance professionnelle et crée un précédent dangereux :
un employeur ne peut pas restreindre un acte médical quand il ne crée pas de conflit d’intérêts.
- Une restriction injustifiée
La mesure vise les médecins… alors même que les garanties d’indépendance sont déjà en place. Elle entretient l’idée fausse que les médecins-conseils ne seraient pas capables d’éthique professionnelle. Elle ajoute de la défiance dans un contexte de réorganisation déjà sensible.
Nous demandons :
- Le respect plein et entier de la liberté de prescription.
- La reconnaissance du dispositif de délocalisation des contrôles, qui sécurise déjà l’impartialité.
- Un dialogue réel avant toute application
Les médecins-conseils ne demandent aucun privilège. Ils demandent simplement que leur profession soit respectée.
Hélène Azoury, Secrétaire Générale Adjointe du SNFOCOS en charge des Praticiens Conseils