Le 23 février dernier, un rassemblement organisé dans le cadre d’une intersyndicale a réuni une cinquantaine de salariés grévistes, ainsi que des camarades du SNFOCOS et de la Section fédérale, afin de protester une nouvelle fois contre la fermeture d’un centre d’accueil de la CPAM en périphérie lyonnaise.

Ce même jour, la CPAM a indiqué dans un communiqué de presse que cette décision s’inscrivait dans une démarche globale de maîtrise de l’empreinte énergétique de son patrimoine immobilier, le développement du télétravail impactant selon elle l’occupation du site.

La fermeture aura pourtant un impact important, non seulement pour la cinquantaine de salariés concernés, mais aussi pour les centaines d’assurés qui fréquentent quotidiennement ce centre d’accueil, situé dans une commune de près de 40 000 habitants.

La direction de la CPAM affirme que l’accueil des assurés sera maintenu, mais sans fournir davantage de précisions, et tout en écartant la possibilité d’une intégration dans une Maison France Services.

Quant aux salariés, ils seront reçus individuellement afin d’évaluer les conséquences d’un changement de site de travail. Ceux-ci devraient en effet rejoindre le siège de la CPAM, situé à environ 40 minutes en transports en commun de leur lieu de travail actuel.

Cette mobilisation a été relayée dans la presse locale, avec notamment des témoignages d’assurés inquiets de la fermeture de cet accueil.

La direction de la CPAM a enfin reçu l’intersyndicale pour confirmer la fermeture du site et le transfert des salariés au siège à compter du 1er octobre 2026.

Le service public de proximité ne peut pas être sacrifié au nom d’une logique immobilière. Le SNFOCOS et l’intersyndicale resteront pleinement engagés pour défendre les conditions de travail des agents et le droit à un accueil de qualité pour tous.